Incontinence masculine : il existe des solutions !

Les fuites urinaires ne touchent pas uniquement les femmes, et l’incontinence masculine est un sujet totalement tabou ! Repli sur soi, manque de confiance, arrêt des activités sociales… il y a pourtant des moyens de réagir et de ne pas se laisser envahir !

Souvent très stigmatisante et synonyme de stress, l’incontinence urinaire masculine touche près de 700 000 hommes en France. 70 % d’entre eux ont plus de 60 ans et souffrent en silence. Pourtant des solutions existent.L’incontinence, une maladie taboueLe premier type d’incontinence est l’incontinence d’effort, on la reconnaît lorsque les fuites ont lieu pendant la marche ou la toux, lors d’un grand éclat de rire ou encore pendant pendant une activité sportive. La cause de cette incontinence est un affaiblissement des muscles du plancher pelvien. Les “fuites“ n’arrivent jamais durant le sommeil dans ce type d’incontinence et aucune envie spécifique d’uriner n’est ressentie. Résultat : on va aux toilettes par précaution pour éviter l’accident.Second grand type d’incontinence, celle dite par impériosité. La personne ressent alors un besoin violent uriner, l’envie est pressante et fréquente et ne laisse pas toujours le temps de réagir. Elle intervient de jour comme de nuit et elle est due à une hyperactivité de la vessie.
Enfin le troisième type spécifique est l’incontinence par regorgement. Les fuites se font goutte à goutte sans avoir envie d’uriner de jour comme de nuit, il est parfois difficile pour la personne de vider complètement sa vessie et elle doit faire un effort pour y parvenir. Cette dernière forme d’incontinence est la plus fréquente chez l’homme, elle est généralement due à une obstruction des voies urinaires ou à des troubles nerveux.
Les hommes touchés par l’incontinence ont souvent le réflexe de modifier leurs activités pour les adapter à la maladie. Cela se manifeste par un repli sur soi par crainte des odeurs, des fuites, du regard de l’autre… Ils sortent moins, renoncent à leur vie sociale, cessent de boire ou alors dans des quantités insuffisantes pour l’organisme. Et c’est sans compter les petites habitudes à mettre en place : repérage des toilettes dès l’arrivée dans un lieu inconnu, change plusieurs fois par jour. La déprime est alors vite arrivée. Et pourtant il existe des solutions qui ont fait leurs preuves.
L’étui pénien, une solution éprouvée
Utiliser des protections absorbantes est le réflexe le plus simple. Elles sont disponibles en grande surface et pourtant il arrive que ces produits, peu adaptés à l’homme soient sources d’humidité et donc d’inconfort, sans compter les odeurs pas toujours bien maîtrisées. Il existe cependant d’autres solutions et notamment les étuis péniens. On en parle peu car l’idée semble un peu surprenante. Cette solution a pourtant fait ses preuves depuis plus de 20 ans à l’hôpital et les étuis péniens ont bénéficié d’importantes innovations. Plus facile à mettre que toutes autres protections, ils sont surtout spécifiquement adaptés à l’anatomie masculine. Un étui pénien se met en place de la même façon qu’un préservatif et il est doté d’un dispositif auto-adhésif. Il est ensuite raccordé à une poche dont la contenance peut varier selon les besoins.
Ses avantages : mobilité, autonomie mais surtout une parfaite étanchéité. Finies les fuites et les odeurs. Un réel plus pour la qualité de vie des personnes atteintes par cette pathologie.
L’impact de la maladie étant très psychologique cette solution permet d’éviter d’avoir l’esprit constamment obnubilé par les toilettes, le contrôle de la quantité de boisson ingérée. Ces étuis sont désormais discrets et faciles à utiliser. Même si le système de collecte peut paraître parfois difficile à envisager, l’amélioration de la qualité de vie est bien là. Sans compter que cette solution est désormais prise en charge par la sécurité sociale après prescription du médecin.
Consulter pour avancer
La meilleure façon d’aborder l’incontinence est d’oser en parler à son médecin et plus particulièrement à un urologue spécialiste de ces problèmes. Il existe des traitements médicamenteux et chirurgicaux qui peuvent résoudre définitivement le problème. En attendant, le médecin sera à même de vous conseiller, de vous orienter et de vous aider à surmonter cette maladie pour avancer en toute liberté.
Juliette Lauzanne

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