Le suivi de l'asthme

Pour bien gérer son asthme au fil des ans, il est important de bien prendre son traitement. Pourtant de trop nombreux patients décident de l’interrompre ou négligent certaines prises lorsque les symptômes disparaissent. Or le suivi d’un traitement de fond est primordial pour prévenir l’apparition des symptômes d’asthme. A ce titre, le rôle du patient est prépondérant. Son action en fait un acteur clé de sa propre prise en charge.

Si la mesure du souffle est un indicateur précieux de la sévérité de l’asthme et de l’efficacité du traitement, il est également important de surveiller l’évolution de sa maladie.
Le débit expiratoire de pointe (DEP), facile et universel
Le débit expiratoire de pointe (DEP) mesure le souffle au moment où l’air sort le plus vite des bronches. La manœuvre est simple : on gonfle les poumons bouche ouverte et on souffle d’un coup dans l’appareil (appelé débitmètre de pointe ou peak-flow), lèvres fermées sur l’embout. La force du souffle déplace le curseur du débitmètre de pointe qui indique alors le résultat. Il est utilisé dans le cadre de la surveillance d’un asthme pour évaluer le contrôle de la maladie.
On peut vérifier son DEP matin et soir en période d’adaptation de traitement, à la consultation chez le médecin, si l’on a plutôt une mauvaise perception de son obstruction bronchique, ou encore en prévision d’une période à risque (la saison d’un pollen auquel on est particulièrement sensible par exemple).
Les épreuves fonctionnelles respiratoires, au cas par cas
Les épreuves fonctionnelles respiratoires (EFR) constituent une autre façon de mesurer le souffle. Il s’agit d’un examen indolore et ne nécessitant aucune préparation particulière pratiqué chez le pneumologue. Les épreuves fonctionnelles respiratoires sont indispensables pour diagnostiquer avec précision les anomalies du souffle ou surveiller l’efficacité des traitements de l’asthme. Il est recommandé de pratiquer cet examen au moins une fois par an pour suivre l’évolution de la maladie et l’efficacité du traitement ; il peut être pratiqué plus fréquemment si l’asthme est sévère.
Les systèmes d’inhalation, chacun le sien
Pour que l’inhalation des bronchodilatateurs et/ou des corticoïdes soit efficace, le médicament doit atteindre les bronches, un objectif aisément atteignable en dehors des crises, à condition de bien inhaler ! On peut adopter, en fonction de ses capacités respiratoires, soit un aérosol doseur avec gaz propulseur, soit un système poudre sans gaz propulseur qui se déclenche à l’inspiration. L’aérosol doseur oblige à une bonne coordination entre l’inhalation et le déclenchement du spray. On retient ensuite sa respiration pendant 5 à 10 secondes avant de souffler doucement : une inhalation bien faite équivaut à une bouffée de médicament. L’utilisation de l’inhalateur de poudre est plus simple car celui-ci ne nécessite pas de coordination « main-poumons ». Il nécessite simplement d’inhaler après enclenchement de la dose prescrite.
En cas de crise d’asthme aïgue, parce que le calibre des bronches est réduit et la coordination de la respiration plus aléatoire, le médicament peut être nébulisé en continu via un générateur, un dispositif alors nettement plus lourd, qui fonctionne comme un aérosol de particules.
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