Surirradiés d'Epinal : un rapport accablant pour l'hôpital

La Chambre régionale des comptes de Lorraine a sorti son rapport de la période  2000-2007. Il est accablant pour l’hôpital Jean Monnet d’Epinal (Vosges). Celui-ci aurait souffert de graves insuffisances dans sa gestion interne. Mise en cause également : l’agence régionale de l’hospitalisation (ARH) de Lorraine.
5 500 patients soignés de 1987 à 2006 dans le service de radiothérapie de l’hôpital Jean Monnet d’Epinal ont été surirradiés. Selon le rapport de la Chambre des comptes, ce service a connu de multiples dysfonctionnements. Il a fonctionné sans contrôle administratif de 2001 à 2006. Les deux secrétaires se chargeaient des admissions sous le seul contrôle des deux médecins. Fait marquant : les identités de 23 patients surirradiés le 16 septembre 2005 n’étaient pas connues de la direction de l’hôpital.
Click Here: Maori All Blacks StoreL’Est Républicain révèle de son côté que le radiophysicien du service, “bien que contractuel à temps plein à l’hôpital“ était rémunéré par la clinique privée voisine où il travaillait en parallèle, ce qui constitue une anomalie contraire au règlement qui interdit d’irradier des malades en l’absence d’un radiophysicien. L’Agence régionale de l’hospitalisation (ARH) est mise en cause également. La direction de l’hôpital Jean-Monnet avait proposé en 2005 un rapprochement avec le centre anti-cancéreux Alexis-Vautrin de Nancy (Meurthe-et-Moselle), favorable à la démarche. Ce dernier avait même proposé un pôle de radiophysique régional. L’ARH n’a jamais donné suite à cette requête, selon la chambre des comptes. Enfin, ce rapport dénonce le coût de 120 millions d’euros du nouvel hôpital, entrainant une dérive financière estimée à 71 %.Rappelons qu’une procédure judiciaire est en cours. Les deux radiothérapeutes et le radiophysiciens ont été mis en examen fin mai pour homicides involontaires et blessures involontaires ayant entraîné une interruption temporaire de travail de plus de trois mois. L’ancienne directrice de l’hôpital l’est pour non assistance à personne en danger.Source : Rapport de la chambre régionale des comptes de Lorraine, 28/05/2008

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *