Augmenter votre poitrine avec votre propre graisse ?

Le chirurgien esthétique autrichien Dr Karl-Georg Heinrich bouscule le monde de la médecine esthétique en utilisant dans sa clinique en Autriche un tout nouveau procédé d’augmentation mammaire. Il utilise la graisse prélevée dans une partie du corps de la patiente pour lui réinjecter dans la poitrine. Une technique a priori séduisante, mais pour l’instant déconseillée par la société française de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique.L’augmentation mammaire (et la reconstruction, en cas de cancer) au silicone, critiquée par certains pour son rendu artificiel, voit désormais se profiler un concurrent. La technique d’autogreffe de tissus graisseux pourrait bien répondre aux envies de nombreuses patientes qui désirent un résultat naturel et une technique moins lourde qu’une opération chirurgicale traditionnelle.

Dans ce procédé, la graisse est prélevée sur la patiente à l’aide de micro-canules spéciales brevetées. Des cellules souches sont extraites d’une partie de la graisse prélevée et mélangées aux autres graisses. La
graisse enrichie en cellules souches est alors ré-injectée dans le sein à l’aide d’aiguilles très fines. Une fois en place, les cellules souches peuvent alors se muer en un nouveau tissu adipeux vivant, croître et faire grossir les seins d’une ou deux taille de bonnets.L’avantage d’une telle pratique c’est que l’intervention ne nécessite que quelques heures d’anesthésie locale ou de sommeil profond et ne laisse aucune cicatrice. Il s’agit d’une alternative “quasi-douce“ à la pose d’implants mammaires, qui nécessitent une anesthésie générale et, de plus, une extraction toute aussi pénible que leur implantation.
Selon un communiqué de la clinique du Dr Heinrich, les études cliniques récentes effectuées aux États-Unis et au Japon ont validé l’innocuité de cette intervention et la durabilité des résultats.
Néanmoins dans un avis publié sur son site (lien ci-dessous), la Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique considère que “les données scientifiques acquises sont encore actuellement insuffisantes en ce qui concerne les éventuelles interactions du tissu graisseux injecté avec la glande mammaire“ et “ne cautionne pas l’injection de tissu graisseux autologue dans la glande mammaire en dehors du cadre de protocoles de recherche clinique, comportant en particulier un suivi des patientes à moyen et à long terme.“
Cependant le cancer du sein étant malheureusement fréquent, on peut penser que les études scientifiques avec suivi sur cette technique vont être rapidement effectuées, et que les femmes désirant une poitrine plus forte ou une reconstruction n’auront peut-être bientôt plus à subir une opération chirurgicale qui comporte des risques…Source : Communiqué de la Clinic DDr. Heinrich, consultation du site de la SFCPRE, Juin 2009Click Here: cheap all stars rugby jersey

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *