Préserver sa continence tout au long de la vie

Comment éviter de souffrir d’incontinence avec l’âge ? En acquérant dès l’enfance les bons réflexes et en préservant sa continence tout au long de sa vie. La semaine de la continence urinaire entend éduquer, prévenir et traiter ces troubles urinaires qui gâchent la vie de trois millions de Français.

La semaine de l’incontinence devient la semaine de la continence. Le nouveau nom de ce grand rendez-vous annuel signe la volonté des urologues de privilégier un ton plus positif. L’objectif est de montrer que l’incontinence n’est pas inéluctable en proposant, à chacun et à chaque âge, des solutions concrètes pour acquérir ou préserver la continence et améliorer ainsi la qualité de vie.
Acquérir les bons réflexes contre l’incontinence
Plus de 3 millions de Français de tous les âges seraient concernés par l’incontinence urinaire, avec un retentissement souvent considérable : sentiment de honte, problème de scolarisation des enfants, conduites d’évitement pour les adultes, placement en institution des personnes âgées… Beaucoup de ces personnes hésitent à consulter, alors qu’on sait aujourd’hui identifier et prendre en charge efficacement les différents troubles de la continence.
La campagne 2010 d’information de l’Association Française d’Urologie (AFU) insistera cette année sur les deux extrêmes de la vie : l’enfance et le troisième âge.
Les bons réflexes de l’enfance
C’est durant l’enfance que doivent s’acquérir les bons réflexes qui optimisent la santé urinaire. En tant qu’experts, les urologues savent le retentissement que peuvent avoir des comportements inadaptés, adoptés dans l’enfance (conduite d’évitement des toilettes, mauvaise posture ou mauvaise hygiène), sur l’enfant comme sur l’adulte à venir. C’est pourquoi ils ont développé depuis 3 ans des outils d’éducation à la miction (accroche-porte, livret Pipi Zen Pipi Stress). Ils souhaitent poursuivre dans cette direction et s’engagent dans une réflexion avec l’Observatoire National de la Sécurité et de l’accessibilité des établissements d’enseignement. Les problèmes d’énurésie (pipi au lit) bénéficient aujourd’hui aussi d’une prise en charge adaptée si nécessaire.
Préserver la continence lors du 3e âge
A l’autre extrême de la vie, la préservation de la continence est essentielle car elle est une condition du maintien de l’autonomie. En effet, l’incontinence signe souvent la mise en institution des personnes âgées. Elle est par ailleurs un facteur de dévalorisation de soi, tout comme elle peut, aussi, être un signe de dépression à ne pas négliger.
D’une manière générale, elle est souvent accueillie avec fatalisme, alors qu’il existe des solutions médicales, environnementales, chirurgicales adaptées à chaque cas. Et plus précoce est la prise en charge, meilleurs sont les résultats.
Le médecin généraliste face à l’incontinence
Pour détecter le problème et orienter le patient vers une prise en charge efficace, les personnes clés sont le médecin traitant, l’urologue et bien sûr le patient lui-même ! Cette synergie entre ces trois acteurs est à l’origine de l’efficacité du traitement. D’où l’importance de savoir détecter, puis diagnostiquer l’incontinence urinaire aussi tôt que possible.
Pour détecter l’incontinence, le médecin traitant est un acteur capital. En effet, une étude récente menée auprès de 241 généralistes français, incluant 2 183 femmes de plus de 18 ans soumises à plusieurs questionnaires, a permis d’identifier une incontinence chez 1 patiente sur 4, et pourtant la majorité d’entre elles (plus de 60 %) n’avaient jamais fait mention de leurs symptômes ! Cette étude montre le rôle de sentinelle des généralistes par rapport à l’incontinence. En première ligne, c’est lui qui pourra, grâce à la relation de confiance établie avec son patient, déceler un trouble de la miction ou une incontinence et orienter celui-ci vers l’urologue qui proposera une solution adaptée.
Cette étude a permis de montrer l’importance de la prévalence de l’incontinence urinaire chez la femme, ainsi que le déficit de prise en charge. En effet, seules les femmes les plus sévèrement touchées consultent alors qu’un traitement précoce des troubles mictionnels et de l’incontinence urinaire contribuerait à améliorer la continence urinaire. Ces résultats soulignent l’importance de poursuivre les campagnes d’information, comme la Semaine Nationale de la Continence Urinaire organisée chaque année par l’AFU.
Luc BlanchotClick Here: cheap nrl jerseys

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