Grippe : 8500 décès supplémentaires liés en partie à l'épidémie

Bien qu’en recul aujourd’hui, la grippe a frappé fort cette année. Depuis la mi-janvier,8 500 décès supplémentaires ont été enregistrés, en partie à cause de la forte épidémie de cet hiver, selon l’Institut de veille sanitaire. Selon le ministère de la Santé, des tensions persistent au niveau des urgences de plusieurs établissements.

A la mi-janvier, 8500 décès supplémentaires ont été enregistrés par rapport aux années précédentes. La grippe en serait la principale responsable.

Grippe : une activité épidémique en diminutionDans son bulletin hebdomadaire, Sentinelles fait état d’une diminution des syndromes grippaux dans l’Hexagone. Le document évoque 2 679 000 consultations en sept semaines. Avec 482 cas pour 100 000 habitants, le chiffre est au-dessus du seuil épidémique de 147.

Dans son bulletin du 4 mars, l’institut de veille sanitaire (InVS) confirme cette baisse, qui se traduit également par une diminution du nombre de passages aux urgences et d’hospitalisation pour toutes les classes d’âge. Les personnes âgées constituent toujours la majorité des hospitalisations pour grippe.8500 décès supplémentaires enregistrés à la mi-janvierL’InVS précise que la

mortalité hivernale est supérieure de 19 % à la mortalité attendue durant cette période, soit un excès de 8 500 décès. Cet excès de mortalité touche principalement les plus de 65 ans et l’ensemble des régions. On peut légitimement penser que la

grippe est la principale responsable de ces morts, même si l’InVS précise qu’il ne “peut pas préciser sa part dans l’excès constaté cette saison“. Au niveau européen, un même excès de mortalité a été constaté dans 10 des 16 pays ou régions participants au système européen de surveillance de la mortalité (

www.euromomo.eu).Des tensions au niveau des hôpitaux de plusieurs régionsLe Ministère de la santé rappelle les actions engagées : messages d’alerte de la Direction générale de la santé (DGS), organisation des ressources au niveau des agences régionales de santé (ARS) et le déclenchement du

dispositif ORSAN par la ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, Marisol Touraine, le 19 février. Ce dispositif permet aux agences régionales de santé (ARS) de mettre en oeuvre des mesures complémentaires en cas de nécessité, notamment le recours à la réserve sanitaire.Selon le ministère, “Un nombre significatif d’établissements de santé reste en tension, à savoir 66 établissements à ce jour, ce qui correspond à moins de 10 % des établissements de santé siège d’un service d’accueil des urgences. Deux établissements ont activé leur plan blanc et un troisième a fait appel à la réserve sanitaire. Les difficultés sont concentrées sur les services d’urgence et les lits d’aval compte tenu du nombre élevé de personnes âgées hospitalisées“.Certaines régions sont plus touchées que d’autres : Centre, Pays de Loire, Bourgogne, Haute-Normandie, Bretagne, Rhône Alpes. Le ministère juge que “malgré des tensions persistantes, la situation s’améliore en Ile-de-France et en Midi-Pyrénées. Une amélioration est par ailleurs observée dans les régions suivantes : Aquitaine, Paca, Limousin“.David BêmeSource : Communiqués InVS et Ministère – mars 2014Photo : GILE MICHEL/SIPAClick Here: Fjallraven Kanken Art Spring Landscape Backpacks

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