Stress : un quart des Français souffre au travail

24 % des Français sont dans un état d’hyperstress au travail. Un état qui pourrait affecter leur santé. Les chiffres sont alarmants. Et étonnamment : le stress n’a rien à voir avec le niveau de responsabilités.

Selon une étude, un quart des Français souffre au travail.

Un quart des Français serait en état d’hyperstress au travail. C’est en tout cas ce que révèle une étude de

Stimulus, cabinet de conseil en matière de bien-être et santé au travail.Les raisons sont diverses. Les exigences liées au travail arrivent en tête : “devoir traiter des informations complexes et nombreuses”, le “manque de temps” ou encore lorsque des objectifs de travail sont difficiles à atteindre.Pour beaucoup, l’instabilité est aussi source d’angoisse. 88% des 30 000 travailleurs sondés estiment que leur métier “nécessite de s’adapter sans cesse” et 76 % trouvent qu’il est “impossible de prévoir leur travail dans deux ans”. Un sentiment d’insécurité qui oppresse.Or, le stress n’est pas qu’une question de course aux chiffres ou d’objectifs à atteindre. Nombreux sont aussi les Français déçus du manque de reconnaissance de leur hiérarchie. Le “manque de soutien moral”, l’impression de se sentir inutile ou encore une mauvaise ambiance causent du stress à un tiers des sondés.Dans la même veine, être en contact avec “des gens impolis” ou “être le souffre-douleur de ses collègues” font partie des facteurs de stress au travail.Dans l’ensemble, les femmes sont un peu plus touchées que les hommes. Les taux d’hyperstress augmentent aussi légèrement avec l’âge. En fait, les plus grandes différences concernant les taux d’hyperstress s’observent en fonction des secteurs d’activité. Les domaines de la santé, des actions sociales, de l’art, des spectacles, des services, et des activités financières et d’assurance sont les plus touchés. Or, le niveau de responsabilités semble avoir peu d’influence sur le niveau de souffrance au travail.
Sous la supervision du docteur Patrick Légeron, l’étude a été menée sur 30 000 salariés, entre janvier 2013 et juin 2017 dans 39 entreprises de secteurs d’activités variés.
L’échantillon ne peut pas dresser une généralité sur le niveau de stress des Français de façon limpide, mais les chiffres issus de cet échantillon évoquent cependant une certaine souffrance des Français au travail.Sur des échantillons moindres, Stimulus s’est aussi penché sur les manifestations d’anxiété et de dépression. Sur presque 7000 employés issus de 16 entreprises différentes, la moitié souffrirait d’un niveau élevé d’anxiété, dont 16% d’un trouble anxieux, au sens médical du terme. Concernant la dépression, ils sont 29 % à présenter un niveau dépressif élevé et 6% à souffrir de dépression au sens médical.“Le stress prépare à la fois le corps et l’esprit en ouvrant l’accès à l’ensemble des ressources d’un individu”, explique le cabinet Stimulus. “Pourtant, il existe un point de rupture à partir duquel l’augmentation du stress cesse d’être bénéfique et, au contraire, provoque une chute brutale de l’efficacité individuelle et collective. Ce point de rupture peut conduire au burn-out.” 
Le cabinet de conseil en matière de bien-être et santé au travail et la Fédération des intervenants en risques psychosociaux proposent un

livre blanc pour prévenir contre le burn-out. 
Pour aller plus loin, le collectif

23 millions de salariés œuvre pour la préservation de la santé au travail et milite contre la souffrance des employés. Une

pétition est d’ailleurs d’actualité pour sensibiliser sur la question du suicide au travail. “Nous sommes toutes et tous concernés par le harcèlement, les brimades, les humiliations quotidiennes au travail !”, déclare le collectif.
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