Les dermatologues dénoncent la chirurgie esthétique des grains de beauté

Le syndicat national des dermatologuesalerte sur certaines informations concernant les grains de beauté par certaines cliniques de médecine esthétique. Retirer un grain de beauté ne peut pas être un acte de chirurgie esthétique invisible, il s’agit d’une intervention médicale nécessaire pour s’assurer du caractère bénin du nævuset qui laisse forcément une cicatrice.

L'apparition d'un grain de beauté chez l'adulte est parfois le signe d'un mélanome, le plus dangereux des cancers de la peau. L'enlever soi-même est fortement déconseillé.

Le syndicat des dermatologues vénérologues s’est insurgé contre de “fausses informations (…) diffusées par des plateformes dites chirurgicales“. Il vise en réalité une célèbre clinique parisienne de chirurgie esthétique qui promet de “retirer en toute sécurité et sans cicatrice” les grains de beauté. Pour ces professionnels de santé, recourir à un tel choix implique “un risque réel pour leur santé”.Des informations diffusées par des plateformes dites chirurgicales concernant les “grains de beauté”, peuvent apporter une information erronée pour les patients, voire un risque réel pour leur santé. De plus, s’y ajoutent des critiques risquant une décrédibilisation dangereuse des dermatologues.Le fait de laisser des cicatrices après l’exérèse d’un grain de beauté (naevus) est un passage obligé. Le naevus retiré doit être analysé au microscope (analyse histologique) pour s’assurer de son caractère bénin. “C’est pourquoi les dermatologues, experts de la peau et des muqueuses, préfèrent dissuader les patients de faire une intervention si le naevus a un aspect bénin. En revanche, pour des raisons esthétiques ou de gêne fonctionnelle on peut procéder à son exérèse chirurgicale en respectant les règles de l’Art” précise ces experts.La technique qui promet ‘absence de cicatrices est l’utilisation du laser C02 qui provoque une destruction aveugle de la lésion, sans possibilité de contrôle, et laisse obligatoirement une cicatrice (car touchant le derme) plus ou moins importante. AU-delà de l’impossibilité de juger immédiatement de la bénignité du grain de beauté, cette destruction incomplète peut être suivie de résurgence de la lésion qui sera difficile à interpréter si on ne dispose pas d’un examen en laboratoire de la lésion initiale.Le syndicat des dermatologues alertent ainsi sur le fait de ne pas préférer un acte non adapté pour un choix esthétique au détriment de la sécurité. En conclusion, ils soulignent que “un grain de beauté enlevé doit toujours être analysé“.

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