Les commotions cérébrales augmentent les risques de dépression et de pensées suicidaires

A Toronto, au Canada, une équipe de chercheurs a découvert que les risques de suicides étaient plus importants pour les personnes ayant subi une commotion cérébrale.

Les commotions cérébrales augmentent le risque de dépression et de pensées suicidaires.

Sommaire

  1. Un taux de suicide faible, mais plus important que pour un patient lambda
  2. Prendre soin de soi après une commotion cérébrale peut réduire les risques de dépression post-traumatique 

Une étude publiée le 12 Novembre dans le journal “JAMA Neurology” a prouvé que les risques de pensées suicidaires sont plus importants chez les personnes ayant subi une ou plusieurs commotions. 
Cette recherche menée par Michael Fralick, interne à l’université de Toronto, s’est appuyée sur plusieurs études précédemment réalisées pour montrer le lien de cause à effet entre commotions cérébrales et pensées suicidaires. 
Les cas de 700.000 patients ayant vécu une commotion cérébrale entre 1963 et 2017 et 6,2 millions n’en ayant pas subi ont été analysés pour l’étude.Un taux de suicide faible, mais plus important que pour un patient lambda
Il est apparu que le taux de suicide absolu était très faible dans les deux cas, puisqu’il atteignait les 0,28 à 0,59% chez les personnes n’ayant pas subi de lésion cérébrale. Ce résultat doublait malgré tout pour les personnes ayant vécu une commotion cérébrale. 
Les commotions cérébrales sont pourtant des lésions cérébrales très communes. Aux Etats-unis par exemple, 4 millions d’Américains en subissent chaque année. 
Les personnes ayant subi une commotion cérébrale ont deux fois plus de risques de tenter de se suicider. Pour les trois quarts des patients, les symptômes disparaissent en une semaine, mais pour le quart restant, la dépression et l’anxiété perdurent. Même si le taux de suicide absolu n’est pas important, les pensées suicidaires sont bien présentes.Prendre soin de soi après une commotion cérébrale peut réduire les risques de dépression post-traumatique 
Selon les chercheurs, une activité anormale du cerveau après une commotion cérébrale, notamment dans la partie qui gère les émotions, pourrait expliquer cette dépression post-traumatique. L’accident pourrait également être le facteur d’une maladie neurodégénérative progressive. 
En réponse à ces résultats, l’équipe de chercheurs recommande d’éviter les sports de contacts, où les risques sont multipliés. Si, malgré tout, les individus souhaitent continuer à pratiquer un tel sport, il est fortement recommandé de porter un casque et un protège-dent. Les chercheurs préconisent également aux individus ayant subi une commotion cérébrale d’être très attentifs à leur état de santé, et de prendre soin d’eux. Il faut privilégier le repos et les boissons soft après un tel accident. 
Ces analyses devraient encourager les thérapeutes à prendre en compte les commotions cérébrales dans le soin de leurs patients, et la prévention des risques de suicide.Click Here: Rugby league Jerseys

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *