Ménopause : un risque de mort précoce au-delà de 88 cm de tour de taille

Il n’y a pas que les personnes obèses dont les risques de mort prématurée toutes causes confondues augmente. On peut aussi être à risque en dessous d’une IMC de 30, si la graisse accumulée autour du ventre entraîne un tour de taille supérieur à 88 cm passé 50 ans.

Le

tour de taille serait-il un meilleur indicateur de santé que l’

IMC en matière de poids chez les femmes ménopausées ? C’est en tout cas ce que suggèrent les chercheurs de l’université de l’Iowa (Etats-Unis) dans une nouvelle étude publiée dans la revue scientifique Jama. Lors de précédentes études, l’obésité (IMC au dessus de 30) ayant été officiellement reconnue comme un facteur augmentant le risque de mort toutes causes confondues, particulièrement chez les femmes de plus de 50 ans, le groupe d’étude a souhaité savoir s’il existait aussi un risque chez celles qui ne sont pas en obésité mais en surpoids seulement. Il semblerait que oui ! La meilleure façon de le déterminer serait avec le tour de taille dont le seuil dangereux se situe au-delà de 88 cm de circonférence. 

Mort prématurée : un risque même sans obésitéPour en arriver à cette conclusion, les chercheurs ont étudié les cas de 156 624 femmes ménopausées. Après avoir comparé leur IMC, leur tour de taille et d’autres facteurs aggravant avec leur bilan de santé, il est apparu qu’au-delà d’un tour de taille de 88 cm, les femmes ménopausées avaient 31% de risques de mourir précocement par rapport à celle avec un tour de taille plus bas. Et le risque était bien présent, même si leur IMC était en dessous de 30. Les conclusions de cette étude laissent entendre que l’IMC jusqu’ici principale indicateur de problème de santé liés au poids ne serait pas uniquement à prendre en compte. Une personne peut être à risque même si elle n’est pas obèse. Les zones du corps où la graisses s’accumule aussi devraient être particulièrement étudiées et surtout celle autour du ventre, selon les chercheurs. La graisse abdominale étant un des signes de syndrome métabolique pouvant provoquer du

diabète de type 2, de l’

hypertension ou encore de l’

hypercholestérolémie autant de pathologies susceptibles d’entraîner des complications cardiaques.

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