38 % des patients atteint de maladies chroniques se sentent incapables de poursuivre leur traitement

Selon une étude publiée ce lundi, près de quatre malades sur dix atteint de maladies chroniques se sentent incapables de suivre leur protocole de soins pendant encore plusieures années.

Sommaire

  1. La maladie prend du temps
  2. Allègement des traitements

Une étude menée par des médecins de l’assistance publique (les hôpitaux de Paris et l’Université de Paris), publiée dans la revue

Mayo Clinic Proceedings, montre que près de quatre patients sur dix (38 %), atteints de maladies chroniques, ne se sentent pas capables de poursuivre leur traitement encore plusieurs années.La maladie prend du temps2 400 patients, participant au programme

ComPaRe (communauté de patients volontaires pour participer à des travaux de recherche sur les maladies chroniques), ont été interrogés pour cette étude. Ils ont répertorié les tâches, liées à leurs maladies, qui rongent leurs quotidiens : prendre son traitement, renouveler ses ordonnances, patienter dans les laboratoires, écrire à la mutuelle, tenir à jour son dossier médical… Toutes ces petites choses, qui, quand elles s’accumulent, prennent énormément de temps. “Une personne souffrant de

diabète, d’

hypertension et d’

arthrose passe en moyenne 35 heures par mois, soit une semaine de travail à temps plein, à s’occuper de ses maladies”, ajoute le docteur Viet-Thi Tran, spécialiste en épidémiologie clinique et coauteur de l’étude.Allègement des traitementsPrès de 20 millions de personnes en France sont atteintes de maladies chroniques : hypertension, diabète, cancer ou encore

dépression

. Le “burn-out du patient” touche énormément de personnes malades, qui n’ont plus le temps, l’énergie ou l’argent pour leur traitement, selon l’étude. Le risque serait que les patients finissent par arrêter leurs soins, ce qui pourrait avoir de graves conséquences sur leur santé. Un dialogue entre médecins et patients doit être mis en place afin d’aider les malades à exprimer leur ras-le-bol et convenir d’un allégement de traitement, si cela est possible. “On est sûrs en tout cas, en l’état de la recherche, qu’on peut dans de nombreux cas vivre aussi bien avec un peu moins de contraintes”, assure Viet-Thi Tran.

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