Bernadette Chirac, gagnée par la mélancolie : “Ses combats sont terminés…”

Bernadette Chirac était une femme de combats. C’est ce qu’il faut retenir de l’entretien du journaliste Erwan L’Élouet dans Madame Figaro, mercredi 20 mars 2019, réalisé à l’occasion de la sortie de son livre, Bernadette Chirac, les secrets d’une conquête (Fayard). Le biographe détaille l’immense parcours de l’ancienne première dame, ses échecs, ses victoires mais surtout : ses combats.

Âgée de 85 ans, Bernadette Chirac, qui a encore toute sa tête, se retrouve dénuée de batailles à mener, la vie politique de son mari étant loin derrière lui. Elle est toutefois accompagnée de sa fille Claude, 56 ans. “C’est une femme chez qui on sent encore le poids de l’éducation, qui à 85 ans, tenait à me raccompagner à la porte. Une femme très proche de sa fille [Claude Chirac, NDLR], qui était là quand je l’ai rencontrée, malgré les grandes tensions qui ont existé entre elles, décrit le journaliste. C’était drôle de voir sa fille la tutoyer, alors que Bernadette a toujours imposé le vouvoiement à son propre mari. Mais je crois surtout qu’il y a chez elle beaucoup de mélancolie aujourd’hui. Elle était une femme de combat, et tout d’un coup, ces combats, qu’elle a menés pour maintenir sa fille en vie, pour soutenir son mari en politique, sont terminés.”

Bernadette Chirac s’est battue toute sa vie. En 1979, Jacques Chirac la propulse au poste de conseillère générale de la Corrèze. “Bernadette est effrayée à l’idée d’y aller. Elle finit en pleurs chez la veuve du conseiller général qu’elle est amenée à remplacer. Elle a peur de faire sa campagne, de devoir forcer sa nature, mais surtout de ne pas y arriver, de décevoir Jacques“, détaille Erwan L’Élouet. Conseiller son mari, l’épauler : voilà l’une des luttes de Bernadette Chirac. “Plus qu’une conseillère, elle incarne une forme de résistance. Nicolas Sarkozy dit qu’elle a résisté à la ‘gauchisation’ de son mari“, explique l’écrivain. Son devoir était “d’accompagner Jacques Chirac, de tout faire pour qu’il puisse accomplir son destin, et elle n’a jamais dérogé à la règle“.

Enfin, elle a dû se battre contre la maladie de sa fille Laurence, atteinte d’anorexie mentale. “C’est sa plus grande souffrance. Elle ressent une profonde détresse de ne pas avoir décelé assez tôt la maladie et de ne pas avoir trouvé la cause, ni le remède. C’est son chemin de croix“, avait confié Erwan L’Élouet à CNews.

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